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Focus sur une œuvre

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Ryan GANDER The Conceptual Cul de Sac 2012
Informations techniques de l’œuvre

Série de 9 pages encadrées prenant la forme de diverses pages de magazines d’art
46 x 63 x 4 cm
Achat en 2012 avec la participation de la Ville de Nîmes, du FRAM
Inv.: 2012.1 (1 à 9)

 

Analyse de l’œuvre

The Conceptual Cul de sac est un ensemble d’images qui témoignent d’une exposition de Ryan Gander que personne n’a pu voir. Il en subsiste des témoignages visuels des oeuvres en situation dans l’espace de la galerie. Ces documents sont reproduits sur des pages de magazines d’art, où un oeil averti reconnaitra les spécificités de la typographie, de la mise en page, du format et du papier d’Art Press ou d’Artforum. Dans l’une de ces images mise en abîme, on voit une sculpture que l’artiste a fait à partir des diverses cabanes et cachettes que réalise sa jeune fille Olive, ici reconstituée en marbre. Il y est question du rapport que nous entretenons avec les objets d’art, la place du commentaire, l’instrumentalisation des oeuvres, par les médias et la publicité. Epiphany–Learnt through hardship, Sitting on floor (Edward Weston), 2012, est une sculpture de bronze reprenant le modèle de la petite danseuse de Degas, dans la pose d’un nu féminin photographié par Edward Weston (Nude, 1936), ici accompagnée d’un cube bleu. L’oeuvre renvoie une nouvelle fois à l’absence, au rapport entre visible et invisible, à la mémoire, au rapport que nous entretenons avec les images. Les références biographiques, comme au monde de l’enfance se superposent à une lecture plus formelle, et révèlent le cheminement complexe de la création.

Biographie de l’auteur

Ryan Gander est né en 1976 au Royaume-Uni. Il vit et travaille à Londres. Ryan Gander explore les rapports qui s’instaurent entre réalité et fiction. L’oeuvre apparaît chez lui souvent sous la forme d’une énigme à résoudre. Les pièces à conviction proposées par Ryan Gander sont aussi les vecteurs d’une narration. Sa pratique post-conceptuelle interroge les cheminements de la pensée créatrice, le statut de l’oeuvre, ses modes d’apparition, la place du spectateur. Ryan Gander utilise l’appropriation sur un mode ludique et décalé. L’autobiographie y a une place importante et nécessite aussi d’être déchiffrée.